La Dépression ou ce cancer des émotions

Bienvenue sur mon blog, sans aucune prétention, je tente de venir en aide à ma fille souffrant de dépression, ce cancer des émotions qui nous ronge

Comme une chrysalide, tu deviens papillon

Classé dans : Sante — 15 juin, 2012 @ 4:20

Il y a bientôt quatre mois que je n’étais plus venue faire un tour sur ce blog, mais ce soir l’angoisse me reprend, l’inquiétude me tenaille.

Hier tu pleurais ta souffrance, tu ressemblais à cette chrysalide qui ne pouvait éclore. Ensuite et petit a petit, tu as émergé de ta souffrance. Doucement je t’ai observé, écouté et lentement tu as pris ton envol, ton sourire revenait sur ton doux visage. Tu commençais à revivre ta vie. Tu as quitté Nicolas, pris une chambre en ville et repris une vie sociale que jamais tu ne pensais avoir. Tes amis t’ont encouragé, tes patients t’ont sans doute aider sans le savoir, comme toi tu les as aidé.

Le mois dernier, tu as rencontré un ami qui est devenu ton nouvel amoureux, vous souhaitiez déplacer des montagnes et débordiez de projets. Mais comme les histoires qui vont trop vite, la tienne a fini tout aussi vite. Je te sens à nouveau fragile, Steph était près à tout et surtout à empêcher ce petit papillon qui commençait à déployer ses ailes.

Ma douce chérie, le temps est venu pour toi de ne plus te laisser faire, de vivre pour toi, tu es magnifique et celui qui partagera ta vie laissera ce petit papillon prendre son envol pour des jours de bonheur interminable.

Des moments toujours très douloureux à affronter

Classé dans : Sante — 18 février, 2012 @ 4:53

Bonsoir ma grande Émilie,

Aujourd’hui tu as encore tellement de mal à affronter la douleur de tes choix. Tu es en ce moment au côté de Nicolas, ton compagnon fidèle, qui depuis me semble de plus en plus intéressé par votre relation.
Si, pendant sept ans tu as été un trophée pour ta relation précédente, j’ai comme l’impression que l’histoire se répète. Nicolas sait que je tiens a te voir finir et quand il m’a dit, aussi longtemps qu’Émilie sera à mes côtés, elle finira son stage et ses études, j’y tiens. Et jusqu’à aujourd’hui, il a tenu parole.
Sauf qu’après voir discuté avec notre Émilie chérie, elle m’a dit clairement que si elle arrêtait ses études, Nicolas déciderait de la laisser.
Et puis il y a eu le 14 février, fête des amoureux, votre première st-Valentin.

Et bien le comble du romantisme, je l’ai compris le lendemain de cette fête. Émilie a été invité par Nicolas au restaurant, mais quand vient l’addition, il lui fait payé 50% de la facture. Pas fort, et dire que tu lui a acheté des pralines, un bon pour son parfum préféré et une revue spécialisée dans son domaine.

Je ne peux pas lui dire de le quitter, il faut qu’elle le fasse seule, mais comment pourra-t-elle avancer, avec une personne qui lui fait revivre le même sentiment que son amour perdu. Celui ne n’être qu’une image, un trophée, un compte en banque futur et j’en passe.

Si, la dépression était inévitable après le choc de ta rupture, tu as maintenant tous les outils pour aller de l’avant, tu pourras prendre plus de recule et faire face à celle de Nicolas.

Toujours autant de questions laissées sans réponse

Classé dans : Sante — 17 février, 2012 @ 2:20

Si, Émilie avance lentement, mais sûrement dans son stage, les questions reviennent sans cesse la hanter, à savoir, si elle est faite pour ce travail, si elle aide vraiment les gens et si elle terminera son stage pour décrocher son doc.
Ce matin, notre dépressive s’est inscrite au programme de kinésiologie, pourtant je continue à espérer la voir terminer ses études. Idéalement, elle le devrait, quitte à faire plus tard autre chose, mais sans avoir gaspiller ses 7 années universitaires.
Je n’ai plus d’argument pour lui venir en aide, plus d’exemple à lui montrer pour lui prouver que les problèmes ne sont pas ses études, mais ce que la vie lui a réservé ces derniers mois.

Si seulement, je pouvais trouver une baguette magique et lui insuffler un peu d’espoir. Si, j’étais croyante, je pense que je prierais Sainte Rita ou Saint Jude, les saints des causes perdues. Car j’ai maintenant la certitude qu’Émilie ne poursuivra pas sa voie en psycho.

Si depuis quelques semaines, elle perd lentement le goût de venir en aide à ses patients, elle reprend un peu goût à la vie. Au moins je n’aurai pas tout perdu, lentement je retrouverai ma grande fille, et finalement ne serait-ce pas le plus important ?
Je suis tellement fière de toi, ma belle, tu n’imagines même pas à quel point je le suis. Tu t’es relevée, battue et accroché à la vie alors que tu n’y croyais plus.
Tu mérites d’être heureuse et le jour viendra où toute cette période te semblera tellement futile… du moins je l’espère

Accroche-toi encore un peu, 18 mois dans une vie ce n’est quand même pas aussi terrible ?

L’après fêtes, une période difficile pour cette maudite dépression

Classé dans : Sante — 10 janvier, 2012 @ 4:53

Lundi 9 janvier 2012

Impardonnable, voilà un bon bout de temps que je ne suis plus venue écrire sur ce blog. Mais comme pour nous tous, les fêtes ont pris pas mal de mon temps et mes préoccupations de voir Emilie passer à travers cette maudit période. Et voilà, je n’ai pas vu le temps passer.

Mais, alors que notre chère apprenti psy a repris le chemin de son stage après 15 jours de congés bien mérité, c’est un peu à mon tour de ressentir les douleurs de ce cancer des émotions. Lorsque je regarde des photos de nos enfants, les larmes coulent, je culpabilise à l’idée de ne pas avoir armée nos enfants pour faire face à la souffrance de la vie.
Mais peut-on vraiment être armée face à nos souffrances, j’en doute. Mais j’aurai pu, j’aurai dû, je ne sais pas, je ne sais plus…
J’imagine que la cigarette me manque, avec elle, je pouvais fumer mes émotions. Elle me permettait d’atténuer mes peines.
Surtout que sans elle, je bouffe et je grossis, ce qui mine aussi un peu mon humeur.

Mais bon, on tient bon, Emilie avant sans trop y croire et de mon côté je tiens le coup sans cigarette pour lui prouver que tout est possible, même pour les plus accro d’entre-nous.

Deuil du premier Noël sans l’ancien compagnon

Classé dans : Sante — 26 décembre, 2011 @ 6:26

Ma Chérie,

Comme je suis fière de te voir surmonter ce premier Noël sans ton ex. Oui, je comprends que ton regard attendri posé sur ton frère et sa copine te ramène 7 ans plus tôt. Tu semblais repartir dans tes pensées, plongée dans tes souvenirs, très vite la distribution de cadeaux te ramenait à la réalité de ce réveillon étrange et angoissant. Mais, Nicolas toujours très compréhensif est venu te soutenir, te tenir la main pour ne pas lire dans ton regard la tristesse du petite fille perdue.
Tu m’as alors dit doucement, que ton ex te manquait, un peu… je n’ai pas insisté sur tes paroles. Mais je sais que ce n’est pas tant ton ex qui te manque, que les souvenirs de ces réveillons, au combien amusants.
Toute la soirée, le dîner et les échanges de cadeaux, t’ont permis de te rendre compte que tu passais à l’étape suivante. Celle d’un premier réveillon sans lui.

Comme tu es belle ma chérie, je n’ai pas encore retrouvé celle que j’ai toujours connu avec un sourire éternel sur le visage, mais ton regard me semblait plus doux, plus serein.

J’ai hâte que le réveillon du nouvel an soit lui aussi derrière nous.

En attendant, je te serre très fort contre moi et te disant que tout ira bien, qu’il faut laisser le temps au temps pour pouvoir avancer.

Dépression et intuition ….

Classé dans : Sante — 19 décembre, 2011 @ 6:12

Dimanche 18 décembre 2011

Ma belle chérie,

Voilà bientôt 4 jours que tu te laisses vivre avec Nicolas à tes côtés. J’ignore si ton moral, tes envies et tes angoisses occupent tes pensées. Mais encore une fois et alors que ta dépression n’est pas encore un souvenir pour nous tous, tu arrives encore à faire confiance à ton intuition.

Tu te demande sans doute pourquoi je parle d’intuition, mais après avoir reçu ton message, j’ai facilement pu comprendre que tu avais senti toi aussi que j’avais besoin de calme. Toi qui prétend ne pas avoir de vision, ne pas avoir l’empathie suffisante pour venir en aide aux autres, et bien aujourd’hui, tu m’offres le plus beau cadeau, ton intuition qui me permet de reprendre mon souffle pour mieux te soutenir dans les prochains jours. Rien que pour cela, je sais que tu as choisi les bonnes études, la psychologie te colle à la peau.
Oui, ma belle, tu y arriveras, il te faudra du temps pour panser ton coeur meurtri par la souffrance de cette rupture inévitable, mais tu y arriveras, je n’en doute pas.

J’ai d’ailleurs profité de ce week-end pour me ressourcer auprès de ta petite soeur et Minijo. Comme ce dimanche fut agréable, l’immensité d’un sapin garni par les deux petites fées, une merveille pour fêter Noël

Merci à vous tous, pour votre soutien, votre présence, Je vous aime d’un amour inconditionnel que seule une mère peut ressentir pour ses enfants.

Et si on riait de la dépression, plutôt que de la vivre

Classé dans : Sante — 17 décembre, 2011 @ 3:00

Après avoir passé par les plus mauvais moments depuis 4 mois, je me demande, si au lieu d’observer les symptômes de la dépression, en rire serait moins pénible que de la vivre et la subir.

Oui, ma grande Mimi chérie,

Je sens que lentement et pour que toi tu te sens un peu mieux chaque jour, je m’enfonce doucement, dans cette maladie sournoise et insidieuse, ce fichu cancer des émotions. J’ai beau me dire que nous traverserons cette période avec à la clé des jours meilleurs. Mes angoisses sont bien réelles. L’idée de te perdre m’est insupportable. Mais aujourd’hui, je me décide de rire des jours où tu étais au plus bas. La thérapie par le rire, ça ne doit pas être néfaste pour nous. J’y pense, puisque depuis quelques jours, les larmes perlent sur mes joues, quand mes pensées s’évadent vers l’impuissance de mon soutien.
Mon bonheur passe tellement par vous tous. Quand je vous sans malheureux, j’ai le coeur qui saigne.

Tel un chien égaré, j’avance dans le noir avec l’espoir de trouver une lueur intense, si violente que nous éclaterions de joie.

Mais, peut-on vraiment rire de la dépression, si seulement je pouvais trouver ton attitude, des commentaires et tes découragements, drôles, amusants ou rigolos …

Je pourrais alors, trouver mes états d’âmes hilarants…. malheureusement au lieu de cela, j’ai comme une grosse boule coincée dans le fond de la gorge.

Les fêtes et l’angoisse des jours tristesses

Classé dans : Sante — 15 décembre, 2011 @ 8:21

Ma chérie,

Si, je ne te suis pas d’un grand secours, tu as au moins le mérite d’avoir réussi a te tenir la tête hors de l’eau jusqu’à aujourd’hui. Même si pour moi, la vie n’offre pas assez de moments agréables en cette période de fêtes, j’imagine que tout ira mieux plus tard. Je sais que tu es encore loin du bonheur, que la perspective des fêtes sans ton ex, te rend malheureuse et même inconsolable. Mais en même temps, tu es tellement lucide et assez clairvoyante pour te rendre compte que tu n’avais plus le choix de laisser celui qui durant des années à partagé ton quotidien.
Aujourd’hui, nous pleurons cette vie qui hier nous semblait belle.
Demain, cette période de dépression nous aura appris à prendre du recule, à mieux comprendre et à observer. Quand le temps nous replongera dans ces idées suicidaires, celles qui nous faisaient craindre le pire, avec ce que la vie nous a réservé de plus moche, nous arriverons à une fois au fond de la piscine, taper un grand coup de pied dans le fond pour mieux remonter.

En septembre tu n’imaginais même pas finir le mois, en octobre tu ne pensais même pas être capable de reprendre ton stage, en novembre tu pensais perdre tous tes patients et décembre est le mois le plus merdique émotivement pour tout le monde, et tu es encore là, debout, un jour avec le sourire et le lendemain avec tes questions, mais tu es toujours là.
Je sais que je ne suis pas d’un grand secours pour toi, mais je fais de mon mieux pour te tenir la tête hors de l’eau et te faire prendre conscience de ta valeur, tu es une bonne personne, même dans tes pires moments, tous ceux qui t’on côtoyé sont tombés sous ton charme, ta gentillesse et ton intelligence, même si tu penses tout le contraire, tu n’as pas le choix, le monde t’apprécie. Tu penses trop souvent ne rien avoir à offrir et pourtant, parfois, les gens n’attendent rien, ils veulent juste avoir une présence, une personne qui ne porte aucun jugement, qui est juste là, à les écouter, un sourire, un regard et le plaisir de ta présence suffit, mais ça tu ne le vois pas, tu ne le comprends pas.

Un jour viendra où ces mois de souffrance te reviendront en tête et tu comprendras combien, ils ont été important pour ta vie et ton bonheur futur. Mais en attendant et malheureusement, nous devons parfois passer par ces horribles moments pour mieux apprécier les joies de la vie.
Je t’aime ma belle et surtout ne change pas, la seule chose qu’il faut faire est de changer ton état d’esprit mais toi en tant que personne, non reste telle que tu es.

Des écrits de moins en moins nombreux, des jours meilleurs s’annoncent

Classé dans : Sante — 11 décembre, 2011 @ 3:56

Ma grande Émilie chérie,

Voilà bientôt une semaine que je n’ai plus pris le temps de me mettre derrière mon clavier pour noter les progrès et la lutte de ta dépression.
Mais, j’ose espérer que l’abandon de mes écrits sont synonymes de guérison. Voilà que même si tes questions restent les mêmes, tu as enfin décidé d’accepter de vivre des moments de bonheur aux côtés de Nicolas. Je sais qu’il n’est sans doute pas celui qui te fera oublier ton premier amour, mais au moins, il a le mérite de te le faire sourire. Et pour le reste l’avenir nous dira si vous continuerez à suivre un bout de chemin ensemble.
Ton stage et tes consultations semblent maintenant t’avoir fait retrouver le goût que tu as toujours eu de venir en aide aux autres.
Je te sens agréablement heureuse, toujours craintive, mais plus épanouie et je croise les doigts pour que ça continue.
Si, la neige tombe sur Montréal, le soleil comment à briller dans nos vies, ma toute belle, je suis tellement fière de toi.

Le réveil est parfois bien difficile

Classé dans : Sante — 6 décembre, 2011 @ 6:28

Ma chère Émilie chérie,

Tu as passé un week-end avec Nicolas et tu sembles avoir vécu des moments heureux. Je te sens pourtant encore très hésitante dans cette relation. Tu as de la chance d’avoir un ami, un amant, un complice comme lui. Toujours prêt à te venir en aide, il ne juge pas, t’encourage et te supporte dans tes bons et tes mauvais moments. Oui, tu me diras que nous aussi on te supporte inconditionnellement, je te répondrai, que nous, nous sommes ta famille, tes parents et que nous serons toujours là. Mais, lui, il ne doit pas, il le fait par amour pour toi, en sachant qu’il marche sur des oeufs, sans attendre quoi que ce soit, juste être là et espérer te venir en aide.
Je compte maintenant les jours où je te sens souriante et moins angoissée. Tu as tout abandonné, ton demi antidépresseur, tes consultations chez ta psy. Et je te vois aller et lentement je m’aperçois que tu arrives à garder la tête hors de l’eau.
Si seulement le temps pouvait avancer plus rapidement pour que toi et moi soyons fixés sur l’avenir.

Et pourtant, ma belle, j’ai appris que le temps et les difficultés que tu vis allaient aussi te faire grandir. Tu observes encore ton amour perdu, avec envie, jalousie, la blonde de ton ex te fait pleurer, mais sache ma belle, que toi aussi tu trouveras le bonheur. Laisse-toi le temps.

Je t’aime et je sais que tu y arriveras

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